Un des premiers projets dont je me suis occupé, une résidence dans le 15e arrondissement des compagnies Toulousaines 12 balles dans la peau et Color y calor. Sur une idée de Marie Jeanne Delarozière, Il s'agissait avec les enfants de la cité de préparer et réaliser en collaboration avec Lieux Publics une parade sur la Canebière de mini voitures de pompier accompagnée par les Marins Pompiers de Marseille.
En 1994, le premier « Contrat de Ville » signé par l’Etat, la Région et la Ville succède au Contrat de Plan Etat-Région pour encadrer la « Politique de la Ville », il comporte un chapitre Culture et un paragraphe sur la lecture publique et la maitrise de la langue intégré au chapitre Education.
La même année survient le décès de Marie-Jeanne Delarozière. J’étais passé de la Direction de l’Espace Culturel Busserine à un poste de coordination culturelle à la Mairie de Secteur.
Robert Verheuge, qui avait succédé à René Murat à la direction de l’OMCL, me téléphone pour me proposer le poste de correspondant culture de la « Politique de la Ville » devenu vacant. Je n’ai pas hésité longtemps à accepter d’autant plus que le poste associatif à l’OMCL pouvait être transféré à la toute jeune Direction Générale des Affaires Culturelles, DGAC, créée en 1991 dans la dynamique lancée par Dominique Wallon.
J’ai donc demandé une nouvelle fois ma mutation et à nouveau cela a pris plusieurs mois1.
La transition a fini par se faire pendant l’été 1995 durant lequel j’ai commencé à travailler à temps partiel à la DGAC que j’ai intégrée à plein temps à la rentrée de septembre.
J’ai alors procédé de la même manière qu’à mon arrivée à l’Espace Culturel Busserine en allant rencontrer les dix chefs de projets des secteurs de la Politique de la Ville afin d’établir un état des lieux.
Les orientations culturelles du « Contrat de Ville » 94-98 ont aussi constitué pendant les premières années de ma fonction de correspondant de la politique de la ville une base de travail qui a permis d’organiser et de qualifier ce champ d’action.
J’ai rédigé début 96 un bilan intermédiaire portant sur l’importance de l’articulation avec les financements de Droit Commun, le besoin de structuration et de méthodologie, et la nécessité de présence professionnelle dans les projets d’action culturelle sur les territoires prioritaires.
Le plus compliqué était de faire accepter ce dernier point.
Peu après mon arrivée à la DGAC, un cadre de la Direction de la Politique de la Ville, François Lelong, est venu nous trouver, Hervé Mariotti, le DAC de l’époque et moi-même, pour recueillir les propositions du service culturel à inscrire dans le Grand Projet de Urbain (GPU). Nous avons proposé : le relogement des Abattoirs dont l’occupation précaire par les artistes ne pouvait se prolonger. Ce qui donnera indirectement la Cité des Arts de la Rue, une opération de patrimoine Intégré qui sera menée par Christine Breton et la Bibliothèque de Saint Antoine qui se traduira par l’ouverture de la médiathèque Salim Hatubou en 2020, quelque 23 ans plus tard !
Le GPV, Grand projet de Ville prend la suite du GPU en 20002. La direction de ces dispositifs à Marseille a été assurée de 1994 à 2009 par M.Roger Deschaux, ingénieur des Ponts et Chaussées. L’articulation entre ce volet aménagement de la Politique de la Ville, le coté intervention sociale et culturelle et les services de droit commun n’a pas été sans soulever quelques difficultés. Cela peut être illustré par deux exemples : L’espace lecture Edouard Vaillant dont le développement a connu bien des péripéties jusqu’à ce que le GPV relance le dossier qui se conclut par l’engagement des travaux sans que le financement de son fonctionnement ne soit prévu, ou les travaux de l’Espace Velten de la Cité de la Musique sans que ses gestionnaires ne soient consultés ni même mis au courant.
1 En effet, Pierre Rastoin alors Maire du 7e Secteur avait donné immédiatement son accord, mais, sous réserve que je redresse les finances de l’Espace Culturel Busserine que des erreurs de gestion de sa nouvelle directrice avaient conduit au déficit. J’ai activé tous mes contacts dans les services culturels des collectivités et remis les comptes à flot en quelques mois.
2 https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/grand-projet-de-ville-gpv-idf/
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