Stand de la Direction de l'Action Culturelle lors du festival des associations 2018, Vivacité au parc Borély
Développement de la lecture publique
2014, le Directeur de l’Action Culturelle me demande d’assister la Conseillère livre dans la rédaction avec la DRAC d’un contrat territoire lecture. Après plusieurs rencontres avec le conseiller livre de la DRAC nous tombons d’accord sur une formulation de ce contrat qui entre autre va permettre de réaliser un état des lieux approfondi de la Lecture Publique à Marseille. C’est le bureau ABCD qui remporte l’appel d’offre et réalise l’étude1 qui servira de base au vote par le conseil municipal en décembre 2015 d’un plan de développement de la lecture publique à Marseille.
Septembre 2014 1e participation à Vivacité et à l’École à Chanot
Ce mois-là je propose la participation de la DAC à deux manifestations :
- l’École à Chanot organisée par la Direction de l’Éducation pour valoriser les ressources proposées par la ville de Marseille au secteur de l’enseignement élémentaire.
- Viva Cité une journée pour la promotion des ressources proposées par le monde associatif organisée par la Direction de l’Action Sociale et de la Solidarité.
Dans les deux cas, l’idée est la même, il s’agit que la culture fasse partie à part entière de ces ressources au même titre que le sport, l’hygiène ou la santé et d’installer une transversalité et un dialogue entre les services. Malheureusement, l’année suivante, l’École à Chanot a été supprimé pour des raison d’économie budgétaire. La présence du point info culture a perduré dans Vivacité jusqu’en 2018 mais j’ai du arrêter mon implication car le nouveau contrôle des horaires de travail par un système de badgeage ne me permettait plus un temps de travail supérieur à 11h un dimanche.
18 novembre journée formation Action Social-Culture à l’École de la 2e Chance
Dès la création du Pôle de Développement des territoires et des publics, nous avons envisagé un rapprochement entre la DAC et la Direction de l’Action Sociale et de la solidarité.
Nos rencontres et échanges ont confirmé la nécessité d’une meilleure reconnaissance réciproque de ces champs professionnels. Nous avons mis en place cette journée avec le concours du GFEN (Groupe de Formation à l’Éducation Nouvelle) qui nous avait déjà accompagnés pour le lancement de la coordination culturelle sur le 3e Arrondissement. Le hasard faisant bien les choses nous avons accueilli 100 participant-e-s réparti-e-s équitablement entre social et culture. La journée s’est déroulée à l’école de la deuxième chance. Pour débuter, nous avons invité Laurent Petit, psychanalyste urbain un performeur déjanté qui analyse les villes de manière loufoque mais néanmoins critique. Avec cette entrée en matière décalée nous voulions dès le début de la rencontre sortir des poncifs habituels et des idées convenues sur l’articulation social-culture. La journée s’est poursuivie par un travail en groupe constitué lors de l’accueil par un système de tirage au sort pour à la fois séparer les personnes travaillant ensemble et équilibrer dans chaque groupe la présence des professionnels du social ou de la culture, ce qui a permis de débuter les échanges par la constitution de binômes représentatifs des deux champs.
Nous avons aussi invité à titre de grand témoin Ricardo Basualdo économiste et scénographe urbain fondateur du « Merveilleux Urbain » pour nous faire un retour global après la plénière de restitution.
Le décryptage et la synthèse des travaux de la journée ont permis de définir des pistes pour la suite :
- Nécessité d’une meilleure connaissance réciproque en particulier sur le rôle de la médiation et des médiateurs
- Importance de coconstruire les projets et des outils communs de communication et de mutualisation
- Poursuivre l’organisation de telles rencontres
- Améliorer la connaissance des publics,
segmentation, place de l'individu
Forum Social-Culture au Mucem en mai 2018
Naissance des Forums Social-Culture et Éducation Culture
Cette année-là, je suis invité successivement à trois rencontres entre acteurs sociaux et opérateurs culturels organisées respectivement par : Culture du Cœur, 13 en partage du Conseil Départemental et le groupe Vivre Ensemble basé au MUCEM.
Ces rencontres avaient un succès relatif, les opérateurs culturels n’arrivaient pas à être présents à toutes pour mettre en valeur les ressources qu’ils proposaient de même pour les acteurs sociaux dont la disponibilité ne permettait pas d’assister à tous les rendez-vous.
Fort de ce constat j’ai organisé une réunion entre les trois organisateurs qui furent d’accord pour regrouper sur un même jour leurs propositions d’échanges et de rencontres. J’ai ensuite demandé au Service de coordination des équipements Sociaux de la Ville de mobiliser l’ensemble des équipements afin d’y participer. C’est de là qu’est né le forum biannuel d’échanges et de rencontres entre professionnels du social et de la culture
La même année, je reçois une invitation pour assister dans les locaux du Réseau Canopé (Nouvelle appellation du CRDP) à une présentation des ressources proposées par les Musées de Marseille aux enseignants pour réaliser des projets d’Éducation Artistique et culturelles. C’est assez fastidieux, les médiateurs des musées se succèdent à la tribune pour présenter les propositions de leur établissement devant un parterre clairsemé d’enseignants. A la fin je vais voir la responsable du service des publics de la direction des Musée pour lui demander pourquoi les médiateurs du Muséum et des Archives n’ont pas été invité à présenter les propositions de leurs services. La réponse qui m’est faite est sans appel : « Moi, je travaille pour la Direction des Musées et le Muséum et les Archives n’en dépendent pas » Ce à quoi je réponds en moi-même « je travaille pour la ville de Marseille et l’année prochaine cela ne se passera pas comme cela ». C’est ainsi qu’est née l’idée d’un forum de rencontre et d’échanges entre l’ensemble des médiateurs des établissements culturels qu’ils soient service municipal ou organisme privé. Que je mettrai en place dès l’année suivante en partenariat avec le Réseau Canopée et la DAAC de l’Académie Aix Marseille
Dissolution de l'Espace Culture
Pris au croisement de soucis réglementaires et de rivalités politiques, l'Espace Culture est dissout en 2015. D'autres arguments sont aussi avancés pour motiver cette dissolution : en tant que relais d'information la structure serait obsolète face au développement d'internet et son implantation sur la Canebière ferait doublon avec l'Office du Tourisme qui vient de s'installer quasiment en face. Il en résulte l'abandon de l'implication de la Ville de Marseille dans la Biennale des Jeunes Créateurs en Méditerranée. Le point d'information constitué par l'implantation sur la Canebière laisse un grand vide. Les rencontres d'Averroès seront désormais organisées par l'association Des livres Comme des Idées qui réalise déjà le festival « Oh les Beaux Jours ! ». Sous réserve qu'ils acceptent de démissionner en renonçant à leur prime de licenciement, des postes de contractuels sont proposés aux membres du personnel au sein de la Ville de Marseille. Quatre refuseront et obligeront l'organisme à les licencier et verser leurs indemnités.
Communiquer faute de mieux
Une plaquette de com. en guise de Schéma Directeur
Lors des réunions de service, nous étions souvent confrontés à un manque d’orientations claires pour la Politique Culturelle ainsi que de grille d’analyse précise. J’ai fini par suggérer un séminaire entre élus et cadres de la culture pour structurer une vision des critères d’analyse pour nous doter d’une vision commune sur le modèle des séminaires du bureau de la MJC. La Direction me prend au mot et organise cela rapidement. Si rapidement que cela tombe pendant le voyage que nous avions prévu pour rendre visite à notre fils Pierre alors chercheur à l’université de Boston.
A mon retour on m’explique qu’il va y avoir un compte rendu que je pourrai relire et éventuellement compléter.
Mais ce texte s’il existe, n’est jamais arrivé jusqu’à moi.
En 2017, Sébastien Cavalier, Directeur de l’action Culturelle, obtient du service communication la publication d’une plaquette de présentation de la culture à Marseille et une refonte des pages culture du site internet de la ville. Il me sollicite pour coordonner l’écriture des divers textes, sélectionner les photos pour illustrer la publication et réfléchir à l’arborescence du site. Visiblement, il avait dû remarquer que je n’étais pas débordé au vu de la distension des lien avec le service politique de la ville qui avait basculé à la Métropole. Sur sa proposition, nous décidons en réunion d’équipe de décliner le sujet sur des spécificités marseillaises plutôt que de le traiter de manière traditionnelle discipline par discipline. Nous choisissons 7 thématiques : Marseille, Un voyage dans l’histoire, Le port du 7e art, Le festival permanent, A ciel ouvert, C’est unique, c’est à Marseille, Marseille ville de tous les talents, Culture pour tous, La culture fait bouger Marseille. Je suis chargé de rédiger A ciel ouvert sur les Arts de la Rue, La culture pour tous et de collecter les autres chapitres auprès des autres conseillers culturels. Pour le site je propose une arborescence croisée entre l’approche de la plaquette et une approche plus conventionnelle par discipline. Je fais aussi rajouter deux pages sur des sujets spécifiques : l’Éducation Artistique et Culturelle qui prend une place de plus en plus importante dans les préoccupations de la Direction et la culture scientifique et technique parent pauvre de la politique culturelle depuis la fermeture du CCSTI en 2007
Même si cette plaquette n'affiche pas de perspectives en termes de développement de la politique culturelle à Marseille elle sera une manière d'en afficher la réalité sur une période donnée.
La Capitale récidive avec MP 2018 Quel Amour !
A peine l'année capitale échue, la chambre de commerce, à l'instar de Lille 3000 à tenté de jouer les prolongations. Derrière l'acronyme de Perle (Pour ne pas en rester là), elle lance un think tank composé d'acteurs économiques et culturels. Beaucoup de belles idées sont émises, mais en l'absence de la participation du monde politique, cette première initiative fait long feu hormis la prolongation de « Cirque en Capitale » temps fort de 2013 ayant remporté un vif succès sous forme de biennale pour le début 2015.1
Sur la base des travaux du groupe Perle, un nouveau groupe se met au travail en 2016, cette fois avec la participation d'une composante politique en la personne d'une représentante du Département. Ce groupe, prenant comme appellation MP 2018, publie en mai 2016 une note de 7 pages intitulée : « Quel amour, La grande saison culturelle et populaire du territoire ». Cette organisation serait à même de garder le rythme des événements, après la Capitale Européenne du sport de 2017 et en amont de la grande biennale itinérante de Création Contemporaine Manifesta en 2020.2
De Cassis jusqu'à Arles, le programme se déroulera du 14 février au 1er septembre piloté par un aréopage culturel composé de : la Friche Belle de mai, les Théâtres, Le Mucem, le Festival de Marseille, la Criée, Marseille Jazz cinq continents, la Biennale Internationale des Arts du Cirque, le Merlan, le FRAC, Lieux publics, le Festival d’Aix, le Ballet Preljocaj, la Fondation Vasarely, les Salins et les Rencontres d’Arles. Près de 500 rendez-vous sont proposés, majoritairement composés de projets labellisés. L'ouverture se fait sous le signe du grand baiser remake sensuel de la grande clameur ayant ouvert la Capitale Européenne le 13 janvier 2013. Le bilan chiffré est honorable 680 rendez-vous proposés par 500 opérateurs mobilisant 1600 artistes ont rassemblé une fréquentation de 1,2 millions de personnes.
Dans la foulée le Département proposera MP 2019 Capitale de la Gastronomie.
1https://marsactu.fr/la-capitale-de-la-culture-fait-doucement-sa-mue-vers-2015/
2 https://marsactu.fr/mp-2013-bis-acteurs-culturels-veulent-remettre-couvert/
Forum Culture-Education en avril 2018 dans les locaux du réseau Canopée
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