Acte 3 Tableau 4 suite: Bilan d'une mendature de 25 ans

Publié le 20 avril 2026 à 16:23

20 novembre 2015: Pose de la première pierre du nouveau lieu du Théâtre du Centaure

au Parc de la Jarre dans le 9eme arrondissement

Lors de l’été 2019 dernier été du 4e mandat de Jean-Claude Gaudin le cabinet du Maire commande aux services le bilan de la mandature. Je passe une partie de l’été à consulter mes archives pour nourrir le sujet. Je suis plutôt étonné de remettre en perspective un certain nombre d’actes et décisions structurants pour le développement culturel de la ville. On doit cela particulièrement à Jean Mangion qui avait rapidement succédé au directeur général en place à la DGAC : Hervé Mariotti à la suite de la 1e élection de Jean-Claude Gaudin. Même s’il faut mettre un bémol sur les motivations, en effet Jean Mangion nous avait annoncé sans hypocrisie qu'avec le développement culturel et les grands évènements nous allions faire rêver les Marseillais et faciliter la réélection du maire. Même si ce n’est pas la seule mesure efficace, il faut bien concéder que la stratégie a fonctionné au-delà des espérances, renforcée par un argument plus pragmatique et néanmoins aussi discutable de renforcer l’attractivité de la Ville. Toutefois, cela a permis de développer des articulations significatives avec les champs de l’éducation et du social.

Voici le texte que j’ai rendu accompagné par une frise chronologique des événements clé 1995-2020

30 novembre 2013 Inauguration de la Cité des arts de la rue dans le 16eme arrondissement

De la Culture pour tous vers les Droits culturels-Gilbert Ceccaldi -08/08/2019

« Même si leurs processus de mise en œuvre ont été plutôt conjoncturels et itératifs, on ne peut que constater les effets à long termes des différents documents d’orientation de la politique culturelle produits pendant le 1er mandat.

Avec notamment au début des années 2000 la mise en cohérence du chapitre culture du contrat de ville avec le schéma directeur et la convention de développement culturel signée avec la DRAC.

Cette mise en cohérence a posé le socle d’un axe structurant en faveur de la culture pour tous et du rôle social de la culture.

Si cet effet structurant est peu visible au fil de l’eau, il prend une tout autre importance dans une lecture sur le long terme.

De 1995 à 2019 le nombre d’acteurs culturel œuvrant dans le cadre du contrat de ville soutenus par la DAC et les crédits qu’elle alloue à leurs actions ont quasiment triplé, passant de 8 à 22 et de 400K€ à 1,2 M€ .

Cet effet a été clairement renforcé par le travail mené autour de MP2013 qui a conduit à l’adoption par la ville de Marseille, au côté de plusieurs municipalités des Bouches du Rhône, de la Charte d’engagement sur les droit culturels proposée par le Département.

Cette approche « Droit culturels » a commencé à organiser les actions en faveurs de la culture pour tous autour de 3 enjeux : l’articulation avec le social, l’articulation avec l’éducation, l’irrigation du territoire par le soutien à des lieux de proximité qui constituent aujourd’hui autant de « pépites »

- Avec le social cela a pris l’aspect d’un forum professionnel biannuel rassemblant les acteurs sociaux autour de 3 réseaux œuvrant dans ce champ : « Culture du cœur », « Ensemble en Provence » et « Vivre ensemble », qui deux fois par an rassemble 250 professionnels de la culture et du social

 

- Pour ce qui est de l’éducation, cela a été d’abord matérialisé en 2014 par l’édition d’un cahier ressource présentant l’offre éducative culturelle, artistique et citoyenne sur la Ville de Marseille aux enseignants. Cette publication est complétée depuis 2016 par une journée de rencontre organisée en partenariat avec le Réseau Canopé et la DAAC du Rectorat entre les médiateurs des structures culturelles et les enseignants et éducateurs pour faciliter la co-construction de projets éducatifs à destination de la jeunesse.

- Enfin sur la période la ville a soutenu un ensemble d’associations qui ont ouvert des lieux intermédiaires qui, même s’il subsiste un déséquilibre certain, maillent le territoire. On nommera ici : les Espaces lecture, des lieux consacrés aux arts visuels comme la Compagnie, La Galerie du Château de Servières, la Galerie des Bains Douche, des lieux de théâtre comme le Théâtre de la mer et le Théâtre de la cité, de musique : La Meson, le Nomad Café, L’Affranchi le dernier né, le Pôle 164 en danse, coté cinéma le Polygone Étoile et le cinéma la Baleine défendent les productions expérimentales ou classées art et essais pendant que TILT agit hors les murs avec le Ciné Plein Air.

Ainsi au fil des 25 ans ce sont 58 structures qui ont été soutenues alors qu’il y en avait seulement 7 en 1995. 51 lieux sont toujours ouverts dont 5 qui ne sont plus soutenues par la DAC, 2 repris en gestion par une mairie de secteur. 5 ont définitivement fermé et une association ne gère plus de lieu. 14 ont des liens fondateurs avec la politique de la ville et 14 autres des liens occasionnels. 17 se sont référencées sur le site de la CNLII 1.

Ce maillage encore imparfait du territoire accompagne un phénomène tout à fait spécifique à Marseille où le nombre de ces lieux intermédiaires et/ou tiers lieux ne cesse de croître passant de 6 en 1995 à 120 aujourd’hui. Pris dans leur ensemble ils constituent l’un des organismes culturels les plus important de la ville en accueillant 400 000 spectateurs/visiteurs par an. »

1: coordination Nationale des Lieux Intermédiaires et Indépendants

21 mai 2009: Pose de la première pierre du Klap Maison pour la Danse dans le 3eme arrondissement

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